Le cimetière marin-Paul Valéry

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d’imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l’abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d’une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.

Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l’âme,
Mais comble d’or aux mille tuiles, Toit!

Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m’accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l’altitude un dédain souverain.

Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l’âme consumée
Le changement des rives en rumeur.

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant d’orgueil, après tant d’étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m’abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.

L’âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d’ombre une morne moitié.

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d’un coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et l’événement pur,
J’attends l’écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l’âme un creux toujours futur!

Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l’attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.

Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!

Chienne splendide, écarte l’idolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!

Ici venu, l’avenir est paresse.
L’insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l’air
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre d’absence,
Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.

Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.

Tu n’as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.

Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L’argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
L’art personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.

Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge
Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!

Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!

Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N’est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!

Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Qu’importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d’appartenir!

Zénon! Cruel Zénon! Zénon d’Êlée!
M’as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son m’enfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l’âme, Achille immobile à grands pas!

Non, non! . . . Debout! Dans l’ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à l’onde en rejaillir vivant.

Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l’étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil

Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!

[转]Google Reader为什么会关闭

原文链接:http://www.williamlong.info/archives/3406.html

Google日前公布了新一轮的Google服务清理计划,另人惊讶的是,这次竟然轮到了Google Reader,Google宣布Google Reader将会在今年7月1日正式关闭,用户和开发者可以导出其中RSS数据,并使用其他的RSS订阅软件代替。这个消息一经发布,立即引起业内大哗。

世界各地的社交网站上充斥着抱怨、惋惜和无奈,对于Google的这个决定,有人联名抗议,有人愤怒谴责,有人无奈接受,有人开始寻找替代品,还有一些其他RSS应用忙着抢用户。

那么,Google为什么会不惜冒犯众怒而关闭Google Reader这个产品,其背后的原因到底是什么呢?

Google Reader为什么会关闭

  Google Reader的简介

Google Reader是Google于2005年推出的一项RSS阅读器服务,普遍被认为是世界上最好的资讯订阅服务,迅速吸引了技术爱好者、IT互联网行业从业 者以及传统媒体和对信息比较敏锐的人群的使用。Google Reader之后发布了很多社交网络方面的功能,获得用户的大量好评,并曾经营造了一个不错的社交圈,一度曾被认为是最有价值的Google服务之一。

然而,2011年谷歌推出社交网络Google+,Google Reader经历过一次大改版,全部社交功能被删除,其分享功能被引向Google+,新版Google Reader引发大量争议,很多用户表示抗议,然而谁都想不到,Google突如其来的决定会让Google Reader服务走向灭亡。

  Google Reader的产品特点

1)优点

Google Reader做为一款RSS阅读器,和RSS有着密不可分的联系,RSS技术能更快地获取信息,网站提供RSS输出,有利于让用户获取网站内容的最新更新。读者使用RSS阅读器软件,可以在不打开网站内容页面的情况下阅读支持RSS输出的网站内容。

使用RSS阅读器的一大优点就是高效、快速的获得资讯信息,其订阅功能还可以实现个性化阅读,让用户只关注自己感兴趣的内容,有利于专注和深度阅读。

此外,RSS追求的干净、纯粹的阅读体验,通常RSS上没有广告信息的干扰,可以让读者获得优质的阅读体验。

对于中国用户来说,Google Reader还有一些特殊的功能令人喜爱,就是让中国用户能方便的阅读墙外的新闻,对于中国用户来说意义重大,例如世界最大的博客系统blogspot上 的博客无法从中国直接访问,但中国用户只要订阅了blogspot博客的RSS,就可以方便地进行全文阅读,除此之外,Google Reader还可以用于备份博客,有些人的博客已经不存在了,但是从Google Reader上依旧可以阅读其早先的博客存档,这类似百度快照那样,将信息资讯都永久的保存下来,供有需要的人随时查询。

2)缺点

RSS阅读器也有一些缺点,其一直都没有很成功的商业模式,由于RSS阅读器追求纯粹的阅读体验,这使得广告内容难以存在,即使在上面发布广告,通常也点击率也非常低,无法维系产品发展。

此外,RSS阅读器对用户要求很高,要求用户具有很好的信息管理能力,能独立甄别哪些是好的RSS订阅源并加以订阅,否则的话,很容易引发信息过载,读不到自己需要的信息,却有海量的信息处于未阅读状态。

  Google Reader的社交之路

在Google Reader发布的初期,RSS阅读器市场可谓群雄逐鹿,Blogline、NewsGator等老牌阅读器都有大量忠实用户,但Google Reader凭借着稳定的服务和优异的使用体验,快速地崛起,并于2007年跃居市场份额第一

2008年的时候,Google Reader开始了社交化探索,推出了好友阅读分享功能,让用户可以通过好友分享发现更多的优质信息,从而减少阅读的压力,之后,Google Reader还推出了“共享备注”和“评论”功能,进一步强化了Google Reader的社交功能,随着Google Reader的跟随(follow)、喜欢(like) 等功能的发布,Google Reader已经具备了一个社交网站所需要的所有功能,2010年,Google Reader实现了“热门条目”和“神奇排序”功能,让Google Reader从一个RSS阅读器工具彻底转变成为一个社会化媒体发现和共享平台,此时的Google Reader达到了历史的巅峰。

搜索和跟随其他用户

那时,Google Reader的发展前景是更智能的个性化推荐,通过分析自己订阅者的分享条目的数据来智能推荐给用户新的信息,而这类产品海量的数据、复杂的分析以及用户 积极的参与才能实现,当时的用户也对此满怀信心,然而之后,Google Reader的开发却处于停滞状态,原有的开发人员被调去开发Google+,2011年Google自己的社交网络服务Google+终于诞生,Google倾尽全力发展这个社交网络产品。

Google Reader的好日子也终于到头了,2011年10月底,Google宣布要整合Google Reader和Google+, 最终用户看到的却是,Google Reader的全部社交功能都被删除了,而分享功能则修改的更奇怪了,Google Reader用户分享完成后,别人想要看分享必须要访问Google+才能看到,而且看到的还是摘要分享,对于用户来说,又回到了几年前的起点。自从分享 功能有了这种“新特色”之后,我就再也没有使用Google Reader分享过一篇文章,可以说,这次Google Reader的改版,将Google Reader几乎所有的优点都删除了,所有的缺点都被放大了,最终导致Google Reader的用户阅读体验大幅下降。

于是,大量Google Reader老用户对改版表示不满,他们为此参与了一项“万人签名拯救Google Reader”的请愿活动,要求Google换回以前的Google Reader版本。许多失望的Google Reader用户纷纷以#OccupyGoogleReader或#OccupyReader这样的标签发帖,在Twitter上面发泄他们的愤怒。部分 华盛顿居民则在纽约大道1101号谷歌华盛顿办公室门前举起“拯救Google Reader”的牌子进行抗议。

拯救Google Reader

但Google对这些用户的反馈视而不见,听而不闻,毫不让步,坚持阉割Google Reader的功能,从Google趋势上可以明显看出,2011年11月后Google Reader的关注度大幅下降,Google亲手摧毁了Google Reader社区,并妄图将其用户引到Google+,最终的结果是,Google如愿以偿地将Google Reader社区彻底摧毁,Google Reader的使用量和用户也大幅下降,与此同时,Google+的用户却没有增加。

Google Reader为什么会关闭

  Google Reader的商业化探索

一个产品的生存基础就是要有一个好的商业模式,商业公司需要通过一定途径或方式从产品上赚钱,缺少商业模式的产品都是非常危险的,一个产品如果不能产生可持续盈利收入,那就无法对商业公司产生价值。

Google早在2006年就开始探索RSS的商业模式,最早的产品是Google AdSense for Feeds for beta,那时候搞RSS广告的还有Feedburner Ad Networks,Google可能为了更好地掌握RSS广告的技术,于2007年收购了Feedburner,2007年底,FeedBurner开始集成Google AdSense广告,2008年,Google发布AdSense for Feeds,让所有支持RSS的AdSense用户都可以使用RSS广告。

Google发布AdSense for Feeds

我自己也使用过AdSense for Feeds进行过一些测试,发现AdSense for Feeds的广告点击率非常低,低到了几乎可以忽略不计的地步,这和网站的AdSense广告点击率形成了鲜明的对比,这也验证了,RSS阅读器用户的性 质决定了没人会点RSS上的广告。

不出意料,Google AdSense for Feeds这个RSS广告产品维持了四年时间,终于在2012年底宣布此服务关门大吉。Google在RSS商业模式的探索努力最终以失败而告终,或许从那时起,Google就已经开始考虑关闭Google Reader了。

  Google Reader的灭亡

时光进入了2013年,Google Reader的末日也终于来临,Google终于宣布将在2013年7月1日关闭Google Reader,Google官方博客对于这一决定给出了两个冠冕堂皇的理由:首先,Google Reader使用率持续下降。其次,“作为一个正悉心聚焦于更少产品的公司,我们认为专注将给用户带来更好的体验。”

不过,稍稍进行一些分析,就会发现Google的说法根本站不住脚。

通过Google关键字工具可以跟踪在Google中搜索这些产品的次数,以此可以类推各个产品的热门程度。根据Google提供的数据,包括 Google相关的全球每月搜索量的大小,我总结了下面这张表单,列出了Google搜索最多的产品,总的来说这是Google服务的热门程度对比。

关键字 全球每月搜索量
youtube 1,380,000,000
google 755,000,000
gmail 277,000,000
google earth 83,100,000
google maps 83,100,000
chrome 68,000,000
blogspot 68,000,000
google translate 55,600,000
google chrome 37,200,000
picasa 9,140,000
google docs 7,480,000
google analytics 5,000,000
google calendar 3,350,000
google apps 3,350,000
google voice 3,350,000
google plus 2,740,000
google talk 2,740,000
google books 2,240,000
google adwords 1,830,000
google sketchup 1,220,000
google adsense 1,220,000
google reader 1,000,000
google trends 368,000
google currents 60,500

可以看出,相比Google的热门产品来说,Google Reader的用户关注度的确不多,但也没有低到不值一提的地步。Adwords和Adsense同样也是小众产品,但从来不用担心是否关闭的问题,因为两者提供Google绝大多数收入来源。google trends、google calendar这样的服务虽然用户量也不大,但其运营成本并不太高,而类似google toolbar,picasa这样的客户端产品就更不用说了,其不需要太多的服务器资源,运营成本更低。

Google收入

Google全球收入来源(来源:Business Insider)

从Google Trends上来分析,Google Reader的关注度至少在2011年11月之前都在一直上升,之后才开始下降了一段时间,然后保持稳定,如果Google不在2011年11月将 Google Reader功能大幅削减,其使用量未必会下降。即使如此,其用户量也比Google Trends,Google Currents等产品也要多,用户少就关闭产品的说法说不通。

Google Reader为什么会关闭

Google的产品的确很多,从商业模式上看,可以分为盈利类、间接盈利类、不盈利类,Adwords和Adsense属于直接盈利的广告产 品,Google搜索则提供了主要的广告展示,间接进行了盈利,Google的其他产品,例如Google工具栏等,主要功能是在IE和Firefox上 将默认搜索修改为Google,增加Google搜索的流量,Chrome默认的搜索就是Google,所以一直没有Chrome版本的Google工具 栏,一些产品虽然用处不大,用户也不多,但都或多或少地增加了Google的搜索流量,间接为Google的广告收入做出了贡献。

但 是,RSS阅读器就不同了,这种产品运维困难,不具备可持续发展的条件,RSS阅读器无法依靠展示广告盈利,其用户性质决定了没人会点广告,同时,维持一 个RSS阅读器正常运行需要耗费大量成本,大量的抓取服务器和带宽都是非常耗费资源的,要保证及时抓取海量RSS的更新不是件简单的事情,同时,针对用户 的个性化分析也非常复杂,需要大量计算,一方面运营需要付出高额成本,一方面产品又缺少可持续商业模式。Google是全球最大的广告公司,广告是其盈利 的主要模式,而Google Reader的一大特色就是在不打开网页的情况下阅读内容,从而过滤了广告,Google Reader的用户越多,Google的广告收入就越少,因此,Google缺少继续支持Google Reader的理由。现在网民举行各种请愿活动希望Google放弃关闭Google Reader,无异于痴人说梦。

一个伟大的产品最终还是死掉了,杀死她的不是战场上的敌人,而是她身后的亲人。

An Answer to the Question: “What is Enlightenment?” by IMMANUEL KANT

原文来自于:Project Gutenberg Consortia Center’s World Public Library Collection

An Answer to the Question: “What is Enlightenment?”

IMMANUEL KANT

Konigsberg in Prussia, 30th September, 1784.

Enlightenment is man’s emergence from his self-incurred immaturity. Immaturity is the inability to use one’s own understanding without the guidance of another. This immaturity is self-incurred if its cause is not lack of understanding, but lack of resolution and courage to use it without the guidance of another. The motto of enlightenment is therefore: Sapere aude! Have courage to use your own understanding!

Laziness and cowardice are the reasons why such a large proportion of men, even when nature has long emancipated them from alien guidance (naturaliter maiorennes), nevertheless gladly remain immature for life. For the same reasons, it is all too easy for others to set themselves up as their guardians. It is so convenient to be immature! If I have a book to have understanding in place of me, a spiritual adviser to have a conscience for me, a doctor to judge my diet for me, and so on, I need not make any efforts at all. I need not think, so long as I can pay; others will soon enough take the tiresome job over for me. The guardians who have kindly taken upon themselves the work of supervision will soon see to it that by far the largest part of mankind (including the entire fair sex) should consider the step forward to maturity not only as difficult but also as highly dangerous. Having first infatuated their domesticated animals, and carefully prevented the docile creatures from daring to take a single step without the leading-strings to which they are tied, they next show them the danger which threatens them if they try to walk unaided. Now this danger is not in fact so very great, for they would certainly learn to walk eventually after a few falls. But an example of this kind is intimidating, and usually frightens them off from further attempts.

Thus it is difficult for each separate individual to work his way out of the immaturity which has become almost second nature to him. He has even grown fond of it and is really incapable for the time being of using his own understanding, because he was never allowed to make the attempt. Dogmas and formulas, those mechanical instruments for rational use (or rather misuse) of his natural endowments, are the ball and chain of his permanent immaturity. And if anyone did throw them off, he would still be uncertain about jumping over even the narrowest of trenches, for he would be unaccustomed to free movement of this kind. Thus only a few, by cultivating the;r own minds, have succeeded in freeing themselves from immaturity and in continuing boldly on their way.

There is more chance of an entire public enlightening itself. This is indeed almost inevitable, if only the public concerned is left in freedom. For there will always be a few who think for themselves, even among those appointed as guardians of the common mass. Such guardians, once they have themselves thrown off the yoke of immaturity, will disseminate the spirit of rational respect for personal value and for the duty of all men to think for themselves. The remarkable thing about this is that if the public, which was previously put under this yoke by the guardians, is suitably stirred up by some of the latter who are incapable of enlightenment, it may subsequently compel the guardians themselves to remain under the yoke. For it is very harmful to propagate prejudices, because they finally avenge themselves on the very people who first encouraged them (or whose predecessors did so). Thus a public can only achieve enlightenment slowly. A revolution may well put an end to autocratic despotism and to rapacious or power-seeking oppression, but it will never produce a true reform in ways of thinking. Instead, new prejudices, like the ones they replaced, will serve as a leash to control the great unthinking mass.

For enlightenment of this kind, all that is needed is freedom. And the freedom in question is the most innocuous form of all—freedom to make public use of one’s reason in all matters. But I hear on all sides the cry: Don’t argue! The officer says: Don’t argue, get on parade! The tax-official: Don’t argue, pay! The clergyman: Don’t argue, believe! (Only one ruler in the world says: Argue as much as you like and about whatever you like, but obey!). . All this means restrictions on freedom everywhere. But which sort of restriction prevents enlightenment, and which, instead of hindering it, can actually promote it ? I reply: The public use of man’s reason must always be free, and it alone can bring about enlightenment among men; the private use of reason may quite often be very narrowly restricted, however, without undue hindrance to the progress of enlightenment. But by the public use of one’s own reason I mean that use which anyone may make of it as a man of learning addressing the entire reading public. What I term the private use of reason is that which a person may make of it in a particular civil post or office with which he is entrusted.

Now in some affairs which affect the interests of the commonwealth, we require a certain mechanism whereby some members of the commonwealth must behave purely passively, so that they may, by an artificial common agreement, be employed by the government for public ends (or at least deterred from vitiating them). It is, of course,impermissible to argue in such cases; obedience is imperative. But in so far as this or that individual who acts as part of the machine also considers himself as a member of a complete commonwealth or even of cosmopolitan society, and thence as a man of learning who may through his writings address a public in the truest sense of the word, he may ‘indeed argue without harming the affairs in which he is employed for some of the time in a passive capacity. Thus it would be very harmful if an officer receiving an order from his superiors were to quibble openly, while on duty, about the appropriateness or usefulness of the order in question. He must simply obey. But he cannot reasonably be banned from making observations as a man of learning on the errors in the military service, and from submitting these to his public for judgement. The citizen cannot refuse to pay the taxes imposed upon him; presumptuous criticisms of such taxes, where someone is called upon to pay them, may be punished as an outrage which could lead to general insubordination. Nonetheless, the same citizen does not contravene his civil obligations if, as a learned individual, he publicly voices his thoughts on the impropriety or even injustice of such fiscal measures. In the same way, a clergyman is bound to instruct his pupils and his congregation in accordance with the doctrines of the church he serves, for he was employed by it on that condition. But as a scholar, he is completely free as well as obliged to impart to the public all his carefully considered, well-intentioned thoughts on the mistaken aspects of those doctrines, and to offer suggestions for a better arrangement of religious and ecclesiastical affairs. And there is nothing in this which need trouble the conscience. I;or what he teaches in pursuit of his duties as an active servant of the church is presented by him as something which he is not empowered to teach at his own discretion, but which he is employed to expound in a prescribed manner and in someone else’s name. He will say: Our church teaches this or that, and these are the arguments it uses. He then extracts as much practical value as possible for his congregation from precepts to which he would not himself subscribe with full conviction, but which he can nevertheless undertake to expound, since it is not in fact wholly impossible that they may contain truth. At all events, nothing opposed to the essence of religion is present in such doctrines. For if the clergyman thought he could find anything of this sort in them, he would not be able to carry out his official duties in good conscience, and would have to resign. Thus the use which someone employed as a teacher makes of his reason in the presence of his congregation is purely private, since a congregation, however large it is, is never any more than a domestic gathering. In view of this, he is not and cannot be free as a priest, sinÏ he is acting on a commission imposed from outside. Conversely, as a scholar addressing the real public (i.e. the world at large) through his writings, the clergyman making public use of his reason enjoys unlimited freedom to use his own reason and to speak in his own person. For to maintain that the guardians of the people in spiritual matters should themselves be immature, is an absurdity which amounts to making absurdities permanent.

But should not a society of clergymen, for example an ecclesiastical synod or a venerable presbytery (as the Dutch call it), be entitled to commit itself by oath to a certain unalterable set of doctrines, in order to secure for all time a constant guardianship over each of its members, and through them over the people ? I reply that this is quite impossible. A contract of this kind,concluded with a view to preventing all further enlightenment of mankind for ever, is absolutely null and void, even if it is ratified by the supreme power, by Imperial Diets and the most solemn peace treaties. One age cannot enter into an alliance on oath to put the next age in a position where it would be impossible for it to extend and correct its knowledge, particularly on such important matters, or to make any progress whatsoever in enlightenment. This would be a crime against human nature, whose original destiny lies precisely in such progress. Later generations are thus perfectly entitled to dismiss these agreements as unauthorised and criminal. To test whether any particular measure can be agreed upon as a law for a people, we need only ask whether a people could well impose such a law upon itself. This might well be possible for a specified short period as a means of introducing a certain order, pending, as it were, a better solution. This would also mean that each citizen, particularly the clergyman, would be given a free hand as a scholar to comment publicly, i.e. in his writings, on the inadequacies of current institutions. Meanwhile, the newly established order would continue to exist, until public insight into the nature of such matters had progressed and proved itself to the point where, by general consent (if not unanimously), a proposal could be submitted to the crown. This would seek to protect the congregations who had, for instance, agreed to alter their religious establishment in accordance with their own notions of what higher insight is, but it would not try to obstruct those who wanted to let things remain as before. But it is absolutely impermissible to agree, even for a single lifetime, to a permanent religious constitution which no-one might publicly question. For this would virtually nullify a phase in man’s upward progress, thus making it fruitless and even detrimental to subsequent generations. A man may for his own person, and even then only for a limited period, postpone enlightening himself in matters he ought to know about. But to renounce such enlightenment completely, whether for his own person or even more so for later generations, means violating and trampling underfoot the sacred rights of mankind. But something which a people may not even impose upon itself can still less be imposed upon it by a monarch; for his legislative authority depends precisely upon his uniting the collective will of the people in his own. So long as he sees to it that all true or imagined improvements are compatible with the civil order, he can otherwise leave his subjects to do whatever they find necessary for their salvation, which is none of his business. But it is his business to stop anyone forcibly hindering others from working as best they can to define and promote their salvation. It indeed detracts from his majesty if he interferes in these affairs by subjecting the writings in which his subjects attempt to clarify their religious ideas to governmental supervision. This applies if he does so acting upon his own exalted opinions— in which case he exposes himself to the reproach: Caesar non est supra Grammaticos—but much more so if he demeans his high authority so far as to support the spiritual despotism of a few tyrants within his state against the rest of his subjects.

If it is now asked whether we at present live in an enlightened age, the answer is: No, but we do live in an age of enlightenment. As things are at present, we still have a long way to go before men as a whole can be in a position (or can ever be put into a position) of using their own understanding confidently and well in religious matters, without outside guidance. But we do have distinct indications that the way is now being cleared for them to work freely in this direction, and that the obstacles to universal enlightenment, to man’s emergence from his self-incurred immaturity, are gradually becoming fewer. In this respect our age is the age of enlightenment, the century of Frederick.

A prince who does not regard it as beneath him to say that he considers it his duty, in religious matters, not to prescribe anything to his people, but to allow them complete freedom, a prince who thus even declines to accept the presumptuous title of tolerant, is himself enlightened. He deserves to be praised by a grateful present and posterity as the man who first liberated mankind from immaturity (as far as government is concerned), and who left all men free to use their own reason in all matters of conscience. Under his rule, ecclesiastical dignitaries, notwithstanding their official duties, may in their capacity as scholars freely and publicly submit to the judgement of the world their verdicts and opinions, even if these deviate here Ind there from orthodox doctrine. This applies even more to all others who are not restricted by any official duties. This spirit of freedom is also spreading abroad, even where it has to struggle with outward obstacles imposed by governments which misunderstand their own function. For such governments an now witness a shining example of how freedom may exist without in the least jeopardising public concord and the unity of the commonwealth. Men will of their own accord gradually work their way out of barbarism so long as artificial measures are not deliberately adopted to keep them in it.

I have portrayed matters of religion as the focal point of enlightenment, i.e. of man’s emergence from his self-incurred immaturity. This is firstly because our rulers have no interest in assuming the role of guardians over their subjects so fir as the arts and sciences are concerned, and secondly, because religious immaturity is the most pernicious and dishonourable variety of all. But the attitude of mind of a head of state who favours freedom in the arts and sciences extends even further, for he realises that there is no danger even to his legislation if he allows his subjects to make public use of their own reason and to put before the public their thoughts on better ways of drawing up laws, even if this entails forthright criticism of the current legislation. We have before us a brilliant example of this kind, in which no monarch has yet surpassed the one to whom we now pay tribute.

But only a ruler who is himself enlightened and has no far of phantoms, yet who likewise has at hand a well-disciplined and numerous army to guarantee public security, may say what no republic would dare to say: Argue as much as you like and about whatever you like, but obey! This reveals to us a strange and unexpected pattern in human affairs (such as we shall always find if we consider them in the widest sense, in which nearly everything is paradoxical). A high degree of civil freedom seems advantageous to a people’s intellectual freedom, yet it also sets up insuperable barriers to it. Conversely, a lesser degree of civil freedom gives intellectual freedom enough room to expand to its fullest extent. Thus once the germ on which nature has lavished most care—man’s inclination and vocation to think freely—has developed within this hard shell, it gradually reacts upon the mentality of the people, who thus gradually become increasingly able to act freely Eventually, it even influences the principles of governments, which find that they can themselves profit by treating man, who is more than a machine, in a manner appropriate to his dignity.

 

 

 

The End.

 

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[转]书评产业链之一:制稿机器

编者按:最近,一名叫“李小丢”的豆瓣网友在豆瓣上发帖说,自己的书评被他人抄袭,并且还发到了纸媒上。(链接http://www.douban.com/note/222873275/) 她通过检索发现,这位涉嫌抄袭者的身份大有来头,不单是职业书评、影评人,且是某出版社的营销经理。此事曝光以后,有网友不断检索,发现这位书评人不仅涉 嫌抄袭了网友“李小丢”的文章,而且还有多篇书评、影评也涉嫌抄袭,也都发到了纸媒上,甚至不乏知名大媒体。然而自事件曝光以来,各大媒体一直未有报道, 集体失声。本网首开先河,特约《书评产业链》系列评论,将分为三篇,分别为《制稿机器》、《售稿机器》、《发稿机器》。本文讨论的,是部分大众媒体的“书评”是如何制造出来的,为何为产生类似的郭玥这样的大规模抄袭行为。书评的发稿,出版社在其中所产生的作用,将在《售稿机器》、《发稿机器》两篇评论中阐 述。

南美洲的一只蝴蝶振动翅膀,数日之后,在中国引起一场破坏巨大的风暴。这是蝴蝶效应。现在,对中国整个附带书评副刊的媒体行业,一场风暴来临了。振动这次翅膀的,是一位草根豆瓣网友,事件起于一次无心比对。

今年5月15日,一位叫李小丢的网友在豆瓣上发表了一篇关于《怪物女孩》的书评,题目很长,叫做《装一次学术君分析几个本书的关键词(微剧透,慎 入)》。李小丢的注册资料显示,她是2008年加入豆瓣的,也算是这个网站四年的资深网友。从这个标题看,她大概还是一位豆瓣电影评论的长期阅读者。

使用过豆瓣的网友都会清楚:第一,豆瓣网上,同主题的作品会有大量网友的评论;第二,如果你发评论,网友有回应,系统是会提示的。大概是这个原因, 这位草根网友并没有忘记去回访她所发的评论,也顺便阅读了其他网友所刊发的评论。结果,李小丢在《怪物女孩》同主题的书评中,发现了一位叫郭玥的书评人的 文章,题目叫《谁更强大,谁更心虚?》,发表时间是2012年6月30日。这篇书评抄袭了李小丢书评的数段文字。

假设这位叫郭玥的书评作者,仅仅是出于好玩的心态,在豆瓣上发表读后感,引用他人文字而不加注明,大概是一件小事。但随之李小丢翻看了郭玥的身份, 注明为“书评人,影评人,专栏作者。人民日报出版社市场部市场推广经理。书评影评文字散见于《京华时报》、《北京青年报》等”。显然,郭玥并不是一位热衷 于写无偿评论的草根网友,她有广泛的发稿渠道,有大量的媒体关系,也有媒体认可的身份说明。李小丢发现,她所查阅的这篇抄袭文章,就发表在了《齐鲁晚 报》,并为多家网络媒体转载。

李小丢揭开了潘多拉魔盒的盖子,蝴蝶煽动翅膀引发的风暴来临了。当李小丢将郭玥抄袭的对比结果公布在个人日记之后,跟帖的热心网友翻出了郭玥无穷无 尽的抄袭。笔者不需一一举例,这项细致的查阅抄袭工作,已有热心的豆瓣网友连续五六天来的打假工作,正在造册完成。事情奇妙之处在于,这位叫郭玥的媒体作 者,在短短不到一年的时间里,将数十篇抄袭文章(包括书评、影评、球评甚至专栏),发往《北京青年报》、《北京晚报》、《京华时报》、《晶报》、《深圳特 区报》、《信息时报》、《新快报》、《中国图书商报》等一系列一线媒体,其他二三线地方媒体,“沦陷”更是无数。

郭玥抄袭事件第一个引爆的,是书评人圈层。事发之后,有部分书评人在微博上公开表示,为书评公信起见,将不再接受出版社馈赠图书,也绝不为出版社打工写书评。而部分媒体人,也表示对此一事件的关注。但是遗憾的是,到目前为止(7月5日),尚无媒体对此事件进行报道。

出版社制作图书,书评人撰写书评,报刊杂志刊发书评,隐约已成规模化的制造生产。近年来大众媒体普遍设置书评栏目,几乎逢报就有新书评论版面。这对 于通过书评提高全民阅读,关注出版动向,当然是好事情。但同时,也难免鱼龙混杂,一部分缺乏诚意的书评人,以两千字之内的书评博名牟利,显然在这个行业中 不乏其人,郭玥就是其中之一。

在这一事件中,郭玥的行为方式,是“奋发图强、埋头苦干”,通过“剪辑、编辑、抄袭”等等手段,调动“豆瓣、中国知网、百度文库”等等文章资料库, 批量生产书评、影评乃至专栏文章。从历史、学术、文化、影视、国外流行小说、中国名家小说、言情小说乃至于穿越小说,无所不包,无所不能地“点评”。应该 承认,这位作者是相当勤奋且执着地热衷于“抄袭”的。不是此中老手,恐怕干上一次心理上就有负罪感。如果不是被网友偶然发现,恐怕她在业内知名书评人的地 位,能始终维持下去,其作品还将被广泛刊登。这不是欺人之谈,就是网络事件已经变得轰轰烈烈的今天(7月5日),《梧州日报》还刊登了郭玥涉嫌抄袭的文 章,《<勇敢传说>:快童话的勇敢尝试》。

郭玥的文章为什么能这么广泛地刊发,这里的原因,不外乎两种。其一是个人投稿,遍撒英雄帖;其二,是出版社代为投稿,广种而薄收(后一种方式,将在 下一篇评论中说明)。无论这两种行为中的哪一种,都出现了一个奇妙的盛况,各类媒体纷纷发表郭玥的书评,从一家到到五家,刊发同一篇书评的,所在皆有。据 豆瓣网友考证郭女士微博,她的工作地点毫无疑问是在北京,而郭女士频频和《北京青年报》、《京华时报》、《北京晚报》、《中国图书商报》等媒体编辑邀约吃 饭唱歌出游等应酬,更有不少出版社纷纷向郭玥馈赠新书。显然,郭玥在这个媒体圈子里,确实是有相当广泛的人脉的,这种人脉关系,可以理解为“发稿渠道”。 当然,这不足说明她全部的“发稿渠道”,因为京外媒体也纷纷落马。而实际上在这个网络时代,与京外媒体的互动,显然并不是一件困难的事情,根据网友的查 阅,在微博上与郭跃互动的京外媒体,也不少。这大概是可以从个人角度来说明抄袭为什么能够将如此众多的媒体卷入进去了。

毫无疑问,抄袭是一种个人行为。对于抄袭事件,抄袭者首先需要负责。作为个人来说,如果郭玥真诚向公众道歉,无论她将来是否还从事文字,她都可以有 新的开始。这一事件本身,是对她个人的一种提醒。同时,也是对书评中大量所谓职业书评人的一个提醒。读书写评论,本来是一桩的爱好,不应将利益放在第一 位。急功近利,四处求发表换取稿费,这种状态,本身就已经不是在认真读书,而是在为名利而书评。

然而,这个事件的水,远没有那么浅。一众媒体为什么会集体失察?难道众多媒体的编辑都看不出来郭玥这位出生于1988年的书评人,全能地包办文史哲 小说散文所有类型的图书评论,这种类似于百度百科的知识量,肯定是不真实的?一位有其他正式职务的书评作者,在半年内,以如此超高的频率发稿,这样的阅读 速度,难道不使媒体人生疑?

为什么众多落马媒体到今天都不发一语,对抄袭事件,连一个官方的表态都没有,甚有媒体编辑敢于站出来说,“即使郭玥是抄袭的,我们也用她的稿子”,这背后又是什么底气?

原因是,除了作为“制稿机器”的郭玥之外,还有一个作为“发稿机器”的媒体群,在这个事件中,不发一言的状态,显然是在抱团取暖,掩耳盗铃。

(未完待续,作者为资深媒体人、观察者网特约评论员)

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[转]致著作权法(修改草案)的37条建议(征集意见和帮助)

原文链接:致著作权法(修改草案)的37条建议(征集意见和帮助)
引言:如果你是一个懂法律的人,请 对本文中不妥的说法提出批评意见;如果你没有学过法律,但觉得有一些话还算有道理的话,请帮忙转发此文给更多作者和画家以及有点话语权的文化人;如果你觉 得这些话没有道理,也请转给更多头脑清楚、明辩是非的法律人士和文化人,让他们来狠狠批判一个法律初学者的愚蒙吧,我乐于接受。

正文:国家版权局的工作人员:你们好!
看到贵局网站近日发布的就《中华人民共和国著作权法》(修改草案)公开向社会征求意见的公告,作为一个普通的中国公民,我为自己能有机会参与这件体现了国家进步的举措,而感到荣幸,并提出一些个人建议如下(以下为引用的著作权法修改草案内容,括号内的文字为我个人建议):

第十二条 著作权属于作者,本法另有规定的除外。
创作作品的自然人是作者。
由法人或者其他组织主持和投资,代表法人或者其他组织意志创作,以法人、其他组织或者其代表人名义发表,并由法人或者其他组织承担责任的作品,法人或者其他组织视为作者。
如 无相反证明,在作品上署名的自然人、法人或者其他组织为作者。

(此条款忽视了作者笔名的普遍存在,一些职务作品无法署名为个人以及很多抄袭作品根本连作者 署名也一并侵犯的现实情况,因此建议删除最后一句话,如果要保留,则应当将这句“如无相反证明,在作品上署名的自然人、法人或者其他组织为作者”,改为 “除了以笔名创作的作品、必须隐去个人署名的职务作品和受托作品以及涉及侵犯作者署名权的剽窃作品,如无相反证明,在作品上署名的自然人、法人或者其他组 织为作者。”)

第十四条 两人以上合作创作的作品,著作权由合作作者共同享有。没有参加创作的人,不能成为合作作者。

(建议此处增加具体的对“合作”一词的定义,说明究竟在创作中付出多少以及付出何种类型的劳动,才算是合作作者。)
合作作品可以分割使用的,作者对各自创作的部分可以单独享有著作权,但行使著作权时不得妨碍合作作品的正常使用。
合作作品不可以分割使用的,其著作权由各合作作者共同享有,通过协商一致行使;不能协商一致,又无正当理由的,任何一方不得阻止他方使用或者许可他人使用合 作作品,但是所得收益应当合理分配给所有合作作者。
(发表权和复制权是组成著作权的核心权利,一方面说著作权由双方共同享有,一方面又允许单方面独自享有 这两个核心权利,使得此条款完全自相矛盾,建议将此处的“不能协商一致,又无正当理由的,任何一方不得阻止他方使用或者许可他人使用合作作品,但是所得收 益应当合理分配给所有合作作者”,改为“不能协商一致的,任何一方无权许可他人使用合作作品,但在一方试图有偿许可他人使用作品,而另一方不许可的情况 下,应该由另一方按照国务院著作权行政管理部门制订的著作权使用费标准补偿合作者的利益损失。”)
他人侵犯合作作品著作权的,任何合作作者可以以自己的名义提起诉讼,但其所获得的赔偿应当合理分配给所有合作作者。

第十五条 汇编若干作品、作品的片段或者不构成作品的数据或者其他材料,对其内容的选择或者编排体现独创性的作品,为汇编作品,其著作权由汇编人享有。
使 用汇编作品应当取得汇编作品的著作权人和原作品著作权人许可,并支付报酬。

(此条款定义模糊,极其容易被抄袭、剽窃、盗版者利用的法律漏洞,采用东拼西凑 的方式为自己的侵权行为大开方便之门,建议将“其著作权由汇编人享有”改为“其著作权在不损害其收录各作品的著作权的情况下,由汇编者享有”,将“使用汇 编作品应当取得汇编作品的著作权人和原作品著作权人许可,并支付报酬”,改为“对汇编内容中各作品单独享有著作权的,汇编者只享有材料选择和编排的部分著 作权。使用完整的汇编作品应当同时取得汇编作品的著作权人和原作品著作权人许可,并支付报酬。使用汇编作品中的单独作品只需取得原作品著作权人的许 可。”)

第十六条 如当事人无相反书面约定,视听作品著作权由制片者享有,但编剧、导演、摄影、作词、作曲等作者享有署名权。

(这句话无异于将制片的权利凌驾于所有脑力劳动 者之上,无法体现法律面前人人平等的精神,建议改为:“如当事人无相反书面约定,视听作品由编剧、导演、摄影、作词、作曲等作者各自享有其创作部分的著作 权,制片人应当在取得编剧、导演、摄影、作词、作曲等作者的书面授权的情况下,才可以发行视听作品。”)
制片者使用剧本、音乐等作品摄制视听作品,应当取得作者的许可, 并支付报酬。
编剧、作词、作曲等作者有权就制片者使用或授权他人使用该视听作品获得合理报酬,合同另有约定除外。
视听作品中可以单独使用的剧本、音乐等作品,作者可以单独行使著作权,但不得妨碍视听作品的正常使用。

第十七条 职工为完成工作任务所创作的作品为职务作品,其著作权归属由当事人约定。
如 无约定或者约定不明的,职务作品的著作权由职工享有,但工程设计图、产品设计图、计算机程序、受聘于报刊社或者通讯社创作的作品、以及大型辞书等作品的著 作权由单位享有,作者享有署名权;职务作品的著作权由职工享有的,单位可以在其业务范围内免费使用该作品。

(建议删除,职工不是奴隶,其工作期间的劳动果 实也不该由老板独自占有,是否将工作作品献给单位,应当留给当事人自己商议决定,如果要保留,应当将这句话改为“如无约定或者约定不明的,职务作品的著作 权由职工享有,另有约定的除外;职务作品的著作权由职工享有的,单位可以在其业务范围内免费使用该作品。”同时,此处还应当增加说明“业务范围内”在各行 业中所指的都是哪些范围。)

第十八条 受委托创作的作品,其著作权归属由委托人和受托人约定。
如无约定或者约定不明 的,著作权由受托人享有,但委托人在约定的使用范围内可以免费使用该作品。当事人没有约定使用范围的,委托人可以在委托创作的特定目的范围内免费使用该作 品。

(建议删除,这些约定完全应当留给当事人自己商议决定,如果要保留,则此处应当增加对各类作品的使用范围的明确说明以及限定条件,让委托人和受托人都 清楚地知道自己有哪些权利和义务。)

第二十四条 作者身份不明的作品,其著作权除署名权外由作品原件的所有人行使。作者身份确定后,其著作权由作者或者其继承人行使。

(很多未发表的作品只有原件能证明作者的归属,如摄影家的原始胶卷,如此条款奏效,则任何意外丢失、被偷窃等情况都可能导致著作权的丧失,建议删除,或者改为:“作者身份不明的作品,由作品原件的持有者代为行使保护作品完整权,其它一切权利,待作者身份确定后,由作者或者其继承人行使。”)

第二十五条 下列著作权的保护期尚未届满的作品,使用者可以向国务院著作权行政管理部门申请提存使用费后使用作品:
(一)作者身份不明且作品原件的所有人经尽力查找无果的;
(二)作者身份确定但经尽力查找无果的。
前款具体事项,由国务院著作权行政管理部门另行规定。

(建 议1:在此条款中注明各类作品的提存使用费的额度,如使用者盈利的百分之多少,并基于对个人隐私权的尊重,限定此情况下可以使用的作品范围,比如,“可以 适应此条款的作品为:A、公共信息,不涉及个人隐私,如新闻、已发表的文学作品等;B、公共艺术创作,不涉及个人隐私,如公共场所展示的雕塑、绘画 等;C、公共发明创造,不涉及个人隐私,如有利于大众的计算机应用程序、工业产品设计图等等。”

建议2:在(一)小节的内容当中定义作者身份不明的范围,比如“具备以下条件为作者身份不明:无作者姓名(包括笔名),无作者任何个人信息(如笔迹、指纹、自传类描写、日记体和书信体描写、疑似的自画像、网络信息提交时留下的IP地址等等)。”
建 议3:彻底删除(二)小节,因为,首先,如果作者身份可以确定,就很难谈得上尽力查找仍然无果,其次,即使作者暂时查找不到,也不应当为此剥夺个人的发表 权和复制权等组成著作权的核心权利。假设某些人因为一些意外,如遭遇海难,暂时性失踪,我们是否因此就要把他的财产充公呢?显然这是不合理的。在民诉法 中,只有下落不明满四年,且有利害关系人向法院申请的,才被视同死亡。同样的道理,如果没有认定作者已经死亡,仅仅因为联系不上人家,就强行代为处理其著 作权,这绝对是违背公民合法的私有财产不受侵犯的宪法精神的。如果要保留此项,也强烈建议改为“(二)作者身份确定但确认已经死亡并且其继承人经尽力查找 无果的。”)

第二十七条 自然人的作品,其发表权、著作权中的财产权利的保护期为作者终身及其死亡后五十年;如果是不可分割的合作作品,其保护期计算以最后死亡的作者为准。
法 人或者其他组织的作品、著作权由法人或者其他组织享有的职务作品,其著作权中的财产权利的保护期为首次发表后五十年,但作品自创作完成后五十年内未发表 的,本法不再保护。

(建议将“其著作权中的财产权利的保护期为首次发表后五十年,但作品自创作完成后五十年内未发表的,本法不再保护”改为:其著作权中的 财产权利的保护期为首次发表后五十年,但作品未发表的,保护期在法人或其它组织解散时截止。)
视听作品,其著作权中的财产权利的保护期为首次发表后五十年,但作品自创作完成后五十年内未发表的,本法不再保护。
(建议删除,因为视听作品也有大量个人作品存在,如家庭录影,不应该被分割看待)
本条第二、三款作品,其发表权的保护期为五十年,但作品自创作完成后五十年内未发表的,本法不再保护。
(建议删除,因为发表权是著作权的组成部分,不应该被分割看待)
实 用艺术作品,其著作权中的财产权利的保护期为首次发表后二十五年,但作品自创作完成后二十五年内未发表的,本法不再保护;其发表权的保护期为二十五年,但 作品自创作完成后二十五年内未发表的,本法不再保护。
(建议删除,因为实用艺术品也同样是一种艺术创造,本应受到一视同仁的对待。如要保留,则应当给出实 用艺术品和非实用艺术品的清晰界定标准,以及如何考察实用艺术品的创作日期的具体方法,以免日后出现大量因此界定模糊造成的民事纠纷)
前五款所称的保护期,自作者死亡、相关作品首次发表或者作品创作完成后次年1月1日起算。

第三章 相关权

下文略

(建议对此第三章做一个总的说明,比如,“以下相关权利应该在不损害著作权的情况下执行,如果违背此前提,将不受本法保护”)

第 三十九条 依照本法规定,不经著作权人许可使用其已经发表作品的,不得影响该作品的正常使用,也不得不合理地侵害著作权人的合法权益。

(建议删除,因为,“不得不合理地侵害著作权人的合法权益”这个限定条件加上后,单独看“著作权人的合法权益”包含的那么多许可范围,这个条款和没说基本上一样。可如果单独看“不得不 合理地侵害”,这句话简直就是为所有想侵害著作权人的人来寻找合理的理由,以逃避法律惩处,而特别设置的一个字眼漏洞。)

第四十条 在下列情况下使用作品,可以不经著作权人许可,不向其支付报酬,但应当指明作者姓名、作品名称、作品出处,并且不得侵犯著作权人依照本法享有的其他权利:
(一)为个人学习、研究,复制一份他人已经发表的作品;

(语义模糊,建议改为:为个人学习、研究,复制他人已经发表的作品,但复制数量不得超过一份)
(二)为介绍、评论某一作品或者说明某一问题,在作品中适当引用他人已经发表的作品;
(建议标明“适当引用”的限定条件,如可引用作品的百分比是多少)
(三)为报道时事新闻,在报纸、期刊、广播电台、电视台等媒体中不可避免地再现或者引用已经发表的作品;
(建议标明引用作品的限度,以及引用时候应当注意的事项)
(四)报纸、期刊、广播电台、电视台等媒体刊登或者播放其他报纸、期刊、广播电台、电视台等媒体已经发表的关于政治、经济、宗教问题的时事性文章,但作者声明不许刊登、播放的除外;
(五)报纸、期刊、广播电台、电视台等媒体刊登或者播放在公众集会上发表的讲话,但作者声明不许刊登、播放的除外;
(六)为学校课堂教学或者科学研究,翻译或者少量复制已经发表的作品,供教学或者科研人员使用,但不得出版发行;
(建议说明复制数量允许在多少份的范围以内)
(七)国家机关为执行公务在合理范围内使用已经发表的作品;
(建议说明公务范围、具体的公务名称,如,法庭举证、刑事调查等等。)
(八)图书馆、档案馆、纪念馆、博物馆、美术馆等为陈列或者保存版本的需要,复制本馆收藏的作品;
(建议说明可复制数量)
(九)免费表演已经发表的作品,该表演未向公众收取费用,也未向表演者支付报酬;
(十)对设置或者陈列在室外公共场所的艺术作品进行临摹、绘画、摄制;
(建议补充说明:“此类作品不得出售,如欲使用在除个人学习欣赏以外的用途,则应当另行取得著作权人的许可。”)
(十一)将中国自然人、法人或者其他组织已经发表的以汉语言文字创作的作品翻译成少数民族语言文字作品在国内出版发行;
(建议删除此条,因为各民族的人是平等的,如欲弘扬少数民族的文化,应当从其它方面着手,而不是靠着允许少数民族无偿占有汉民族的文化成果来达到目标)
(十 二)将已经发表的作品改成盲文出版。
(建议将此小节作为一个条目单独列出,并注明,“改为盲文时可以不支付著作权人报酬,但应当取得著作权人许可。”试 想,如果海伦·凯勒这样的作者还活着,她也绝对会支持在她的作品被无偿使用的情况下,应该让她本人有知情权。同时,应当在此条款里规定一个盲文出版物的参 考定价标准,以保障著作权人对此弱势群体的无偿付出不被奸商掠夺)

第四十二条 为了学习和研究计算机程序内含的设计思想和原理,通过安装、显示、传输或者存储等方式使用计算机程序的,可以不经计算机程序著作权人许可,不向其支付报酬。

(建议此条款中限定学习和研究的范围,同时将“可以不经计算机程序著作权人许可,不向其支付报酬”,改为“可以不向计算机程序著作权人支付报酬,但仍然应当获得著作权人的许可。著作权人已经在程序上附有说明,不需要使用者申请此类许可的除外”。因为大多数软件本身安装时就会出现一个用户使用协议,各种 使用规则已经制订得非常清楚。即使是个人制作的没有这种协议的程序也会在程序上携带制作者的名称和联系方式,如电子邮箱,给制作人发个问询的邮件不过1分 钟的事。假如仍然担心因为联系不到程序制作者而导致某些重要的程序无法学习研究,可以再给出一个限定,比如,“在著作权人已给出明确有效的联系方式的情况 下,发出询问的6个月内,未获回复的,视同学习者已经获得默认许可。”)

第四十四条 为实施九年制义务教育和国家教育规划而编写教科书,可以依照本法第四十八条规定的条件,不经著作权人许可,在教科书中汇编已经发表的作品片段或者短小的文 字作品、音乐作品或者单幅的美术作品、摄影作品、图形作品。

(建议删除,因为教科书并非免费发放给学生的,而且结合48条看,无异于将著作权人的财产强行 交给国务院著作权行政管理部门代理,而且在40条中已经标明了在教学中可以不经著作权人许可无偿复制其作品,现在作为教科书,教学的意义已经和40条重 叠,此条强行规定只多出一个给汇编出版者和教育部谋利益的意义。如果要保留,则应当改为,“为实施九年制义务教育和国家教育规划而编写教科书,在所涉及的 著作权人已经去世并缺少其著作权继承人联系方式的前提下,可以依照本法第四十八条规定的条件,不经著作权人许可,在教科书中汇编已经发表的作品片段或者短 小的文字作品、音乐作品或者单幅的美术作品、摄影作品、图形作品。”)

第四十五条 中国自然人、法人和其他组织的文字作品在报刊上刊登后,其他报刊可以依照本法第四十八条规定的条件,不经作者许可进行转载或者作为文摘、资料刊登。
报 刊对其刊登的作品根据作者的授权享有专有出版权,并在其出版的报刊显著位置作出声明的,其他报刊不得进行转载或刊登。

(建议删除,在40条中已有对时事新 闻的无偿转发的规定,以及在新闻报道等情况下无偿引用其它作品的规定,在此处又将所有文字作品都包括进去,极为不妥,毕竟报刊上不仅仅只有新闻,也有各种 文学创作,结合48条,等于将这些文学创作的著作权也全部强行交给国务院著作权行政管理部门代理,是一种剥夺个人意志的强权行为,如要保留,请参考44条 的建议)

第四十六条 录音制品首次出版3个月后,其他录音制作者可以依照本法第四十八条规定的条件,不经著作权人许可,使用其音乐作品制作录音制品。

(建议删除,音乐创作和所 有艺术创作一样,不应当被另眼看待,3个月的规定尤其匪夷所思,不知道是根据什么制订的这个时限,如要保留,请参考44条的建议)

第 四十七条 广播电台、电视台可以依照本法第四十八条规定的条件,不经著作权人许可,播放其已经发表的作品;但播放他人的视听作品,应当取得制片者许可。

(建议删除, 理由同45条,因为40条中已经对广播、电视的无偿引用做了规定,此处对有偿使用的规定再次剥夺了著作权人的知情权和决定权,强行将著作权交给了国务院著作权行政管理部门代理,如要保留,请参考44条的建议)

第四十八条 根据本法第四十四条、第四十五条、第四十六条和第四十七条的规定,不经著作权人许可使用其已发表的作品,必须符合下列条件:
(一)在使用前向国务院著作权行政管理部门申请备案;
(二)在使用时指明作者姓名、作品名称和作品出处;
(三)在使用后一个月内按照国务院著作权行政管理部门制定的标准向著作权集体管理组织支付使用费,同时报送使用作品的作品名称、作者姓名和作品出处等相关信息。

(建议删除或大幅度修改第四十四条、第四十五条、第四十六条和第四十七条,并补充各类作品的最低使用费的标准)

第五十三条 图书出版者重印、再版作品的,应当通知著作权人,并支付报酬。
图 书脱销后,图书出版者拒绝重印、再版的,著作权人有权终止合同。著作权人寄给图书出版者的两份订单在6个月内未得到履行,视为图书脱销。

(建议将“著作权 人寄给图书出版者的两份订单在6个月内未得到履行,视为图书脱销”,改为“著作权人寄给本地新华书店或网上新华书店的订单,在十份以内,在3个月内未得到履行,视为图书脱销”,因为再版只会让出版社获利,而拒绝再版请求的出版社只有一种动机,就是企图逃避支付更多的版税。作者买书本身就是为了检测出版社是否在欺瞒自己,如果是通过出版社购买,又怎么可能检测出真实情况呢?)

第六十条 著作权集体管理组织取得权利人授权并能在全国范围代表权利人利益的,可以向国务院著作权行政管理部门申请代表全体权利人行使著作权或者相关权,权利人书面 声明不得集体管理的除外。

(建议删除,因为此条款所包含的全体权利人的范围过大,容易导致某个著作权集体管理组织在某个领域内进行商业垄断。)

第 六十二条 两个以上著作权集体管理组织就同一使用方式向同一使用者收取使用费的,应当事先协商确定由一个集体管理组织统一收取,但当事人另有约定的除外。

(建议将此 条改为“单个作品只能被一个著作权集体管理组织代理并收取其使用费,并且该集体管理组织必须确保自己拥有此作品的著作权人的书面授权,具备代理收费的资 格”。)

第六十三条 著作权集体管理组织的设立方式、权利义务、著作权许可使用费的收取和分配,对其监督和管理,授权使用收费标准异议裁定等事宜由国务院另行规定。

(强烈建议 将收费和分配标准和此著作权法同时公开征集大众意见,因为这个标准毕竟涉及绝大多数著作权人的共同利益,不该由某部门单独决定)

第 七十条 使用者依照与著作权集体管理组织签订的合同或法律规定向著作权集体管理组织支付报酬的,对权利人就同一权利和同一使用方式提起诉讼,不承担赔偿责任,但应 当停止使用,并按照相应的集体管理使用费标准支付报酬。

(强烈建议删除此条,这完全是在纵容集体侵害个人的行为,按照此条规定,只要事先和某个集体管理部 门达成一致,无论怎么篡改著作权人的作品或者作出其它和这个作品有关的侵权行为,都可以免于在起诉中承担赔偿责任,正义何在?)

以 上建议,希望得到关注和酌情采纳!近日夜读美国著作权法,印象最深刻的一点就是,美国法律中所有的权利都有非常明晰的界定范围,从不会出现无限制范围的权 利条款,真心希望我国能在经济已经和国际接轨的今天,在法律上也和国际接轨,并盼望在新的著作权法正式出台之日,能看到中国文化振兴的曙光!

最 后的附加声明:我本人郑重声明,本建议书并非我的个人创作,而是属于关乎大众生计的公共信息,任何人皆可无偿转载、复制、使用和传播,甚至也无需注明出处 和作者署名,甚至在不歪曲本文原意的前提下也无需保证它的完整性,我只愿本文的泛滥使用能够让更多作者的作品不再被泛滥使用,并以此文与每一个有思想的中 国文化人共勉。

[转]2012作者生存手册(也适用于网民)

原文链接:2012作者生存手册(也适用于网民)

(这是一个未雨绸缪版,因为从版权局的回应和音乐界之外对著作权法的漠不关心来看,新草案通过的可能性极大,如果中国原创的2012无可避免将要来到,这个手册也有可能将会成为我公开发在网络上的最后一篇文字)如 果你是一个没事喜欢写点小玩意,做点小手工,拍点小照片的文艺青年,如果你是一个喜欢给孩子记日志、写点读后感、搞点小录像的白领家长,请注意,本文内容 和你也有非常密切的关系,不要以为著作权只是专职作者的特权哦,著作权法实际上是为保护整个人类社会的精神产物而设置的,所以你,还有你丰富的精神世界, 当然也是法律关心的范畴。如果你不在乎被人随意侵犯这个领域,也就不必再关注下面这些内容:

1、删除你所有不想被出版的网络上的发帖,包 括个人博客文字、豆瓣书评、相册贴图、个人录音等等,或者在所有这些东东上加一个不接受集体管理的书面声明,如果你不这样做,按照新著作权法60条,著作 权集体管理组织(只要他们向国家提交了这种代表全体的申请)就有权代表你或者全中国任何一个人,向任意一个商家授权已发表的作品(只要商家给管理者交钱 了)。而在法律条文的解释中,已发表的意思就是公之于众,网络发表也一样是发表。不过要注意的是,即使你加了声明,如果教科书、广播电台、电视台想用你的 东东,还是可以无视你的声明,因为44-48条已经给了他们法定许可,不需要再经过你许可了。

2、如果你有一些画作或是日记,请记住除了 要在上面签名,还要在每一页把你所有的联系方式都写上,因为按照新著作权法24条,即使有你的署名,这些手稿一旦被别人捡去了,只要说不知道这个作者是 谁,或者按照新著作权法25条,就说找不到这个作者,还是可以拿你的作品随便投稿发表,行使除了署名权之外的一切权利。

3、如果你不想自 己的作品发表在一个垃圾刊物上,而且被改得面目全非还连自己都不知道,最好就是不要给任何一个刊物投稿,因为按照新著作权法45条,报刊上的已发表作品, 都可以不经作者许可随意转载、节选,只要事先给著作权集体管理组织打个招呼交点钱即可。当然,如果你是主编大人的小舅子,每次发表你的文字都能让他附加一 个报刊专有使用权声明,你至少在一年内还是安全的。

4、插画家考虑集体转行吧,因为图书插画一直以来都被视为“实用艺术品”,以便和纯艺 术绘画分开,但是按照新著作权法27条,实用艺术品的财产权只保护到25年了,而且是从发表之日算起哦,70、80年代的那些图画书现在全部都可以免费再 印了(出版社的福音啊)。而现在不管投入多少精力去创作一本插图,也必将在有生之年面临被别人无偿拿你的画去滥用的下场。

5、音乐人也考 虑集体转行吧,按照新著作权法46条,只要一个录音制品出版3个月就可以随便翻录了,而且网络出版也早就被认为是出版的一种形式了,所以哪怕你没有出唱 片,只要你把作品发在正经音乐网站上,3个月后各大公司都可以不经你同意随便录制你的作品了,只要交点钱给著作权集体管理组织,你连告人家侵权的可能性都 一点也没有。特别要指出,同样遭受这一条影响的,还有各位播音员和有声读物制造商们。

6、编剧也考虑集体转行吧,按照新著作权法16条, 影视作品的著作权已经全部归制片人了,你只有一个署名权和取得报酬的权利,别人无论想怎么改你的剧本都是合法的,如果你想拿自己的原作另外发表,还得去求 教制片人这有没有影响到他的影视的“正常使用”。一句话,你一朝为奴,就终身为奴了,再也没有了维护一个作者起码尊严和自主权的可能性。

7、 如果你是一个记者,也最好考虑换个工作了,因为按照新著作权法第40条第4款,时事性文章不仅可以不经许可就转载,而且是绝对免费的,这也就意味着一个记 者根本就是没有什么著作权了,如果你不能在自己的每篇文字下加注说明,你坚决不接受这种非常待遇,那么你辛辛苦苦写一辈子,也都是为他人做嫁衣裳。当然, 某些根本不会发出自己声音和思想的时事评论员,可以无视这个提示。

8、网络文学作者考虑换个载体创作吧,因为按照新著作权法69条,如果 有人把你全部的文集都上传到百度网站之类的地方了,你也不可能告百度侵权的,最多只能要求他们把作品删除,因为他们对别人保存在自己网站的作品有免审查的 权利。但是当他们删除了这个作品的时候,你的网上收费阅读也没有什么人来搭理了。

9、儿童文学作者一定要和编教科书的教育部门搞好关系, 否则按照新著作权法44条,人家把你的作品想怎么用就怎么用,想怎么改就怎么改,也根本不告诉你,只要和著作权集体管理组织打过招呼,都是完全合法的,当 然根据此条,其它诸如插画作者、词曲作者等等等等,也都必须和教育部门以及旗下那些编教材的出版商搞好关系了。

10、不要为自己的单位再 创作什么作品,或者说,要尽量少给自己单位花脑力劳动,比如编辑,请尽量不要给自己的刊物写专栏,比如工程师,请尽量不要给自己单位做什么建筑设计,因为 按照新著作权法17条,这些职务的作品都是属于单位的,即使有一些不在这范畴的职务作品,单位也可以永远免费使用,而无需你本人许可。

11、 不要再为自己的作品能被编入什么《2012年优秀作品选》或者什么《年度十大金曲》而沾沾自喜,因为按照新著作权法15条,一旦作品被汇编了,汇编作者就 和你平起平坐地享有这些汇编作品的著作权了。而且,权限说不定比作者还大些,因为人家汇编的时候用你的作品,不一定需要经过你许可,但是人家要用这个汇编 本里的你的作品,还必须经过汇编者的许可。

12、无论你从事的是什么形式的创作,都不要随便接受约稿,一定要记得,不给钱就不干活的原 则,因为按照新著作权法18条,如果作者没有约稿合同,或者约稿函含糊其辞,就默认约稿的一方可以在约稿的“特定目的”范围内免费使用你的作品。比如,某 出版社约了你的插画后却一直没有付稿费,也没有和你签合同,那么,出版社只要证明这稿子是他委托你创作,就可以在委托的“特定目的”范围免费用了,至于这 个范围是不是免费出版,全凭法官去理解了。

13、如果你在投稿时给自己起了个笔名,千万要注意检查这个名字有没有可能和别人重名,如张三 李四之类的,而且应该去派出所认证那个笔名就是你专用的,是绝对排它的,因为按照新著作权法12条,如果你拿不出证据,在作品上署名的就是作者,著作权是 归那个署名的,不是归你的。

14、不要随便参加什么故事接龙的活动,不要随便给你朋友的作品配文或者配图,不要随便把绘本脚本发上网,不 要把一切可能被人拿去变成合作作品的文字、图片、创意,随便透露给第二个人知道,一定要先签协议再做这些事情,因为一旦“被合作”,你自己的创作也就不再 属于你了,按照新著作权法14条,任何一方合作者都可以单方面许可他人使用合作作品,而不需要你来表示同意。

15、如果你发现自己被侵权 了,请在打官司之前先调查清楚,侵权者有没有给某个著作权集体管理组织交过钱,只要他交过,你就不可能告赢,因为按照新著作权法70条,在这种情况下侵权 者不需要承担任何赔偿责任。他不用赔钱,可你还得照付诉讼费,想想看,不管是个人,还是公司,有哪个傻瓜会再去追究这种侵权责任呢?所以,版权律师们,你 们也可以考虑转行了。

16、不管是哪一国的作者都必须赶紧去著作权集体管理组织登记,因为按照新著作权法第2条规定,外国人、无国籍人的 作品,也一样受本法保护。外国人在自己国家出版的作品也受本法保护,在中国出版的作品就更不用说了。想想看,从此我们可以体现集体所有制的著作权集体管理 范围就扩大到了全世界,哼哼,也难怪著作权集体管理组织不在乎几个本土小作者的叽歪了。

最后,如果你还想平安无事地上豆瓣、上微博,就速 度去找一个著作权集体管理组织登记成为会员吧,只有这样,你才能和国际接轨。否则,总有一天,当你发现自己写给某人的情诗被收入某某情书大全,或者发现你 的书评被用在某图书导读中,或者发现你的图画被印刷在别人的文化衫上,或者发现你的摄影照片被用做了某电子杂志的封面,或者发现你的微博文字被什么青春感 言栏目用了,或者你给孩子录的音、摄的像被某电视台发在娱乐节目里,你都只能发出一声叹息,而不能怪别人没有事先告诉你,因为,人家可以理直气壮地说,这 件事我已经告诉著作权集体管理组织了!

(请注意,本文仅为个人观点,如有和版权局、司法部解释雷同的地方,纯属巧合,国家版权局对草案的正式解释请到此页面下载:http://www.ncac.gov.cn/cms/html/309/3502/201203/740608.html

The New York Times: Online and by Paper Airplane, Contributions Pour In to Chinese Dissident

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BEIJING — In the days since the Chinese government delivered a punitive $2.4 million tax bill to the artist Ai Weiwei, thousands of people have responded by contributing money in a gesture that is at once benevolent and subversive.

More than 20,000 people have together contributed at least $840,000 since Tuesday, when tax officials gave Mr. Ai 15 days to come up with an amount that was more than three times the sum he was accused of evading in taxes.

“It’s surprising; it has really changed my perspective on people,” he said in a telephone interview on Sunday, describing how scores of supporters, some of whom traveled from distant cities, have been delivering cash to his home.

One of China’s best known artists and a voluble government critic, Mr. Ai was detained in April and held for 81 days at an undisclosed location, ostensibly on tax evasion charges, according to the state-run news media. Mr. Ai insists his prosecution is politically motivated.

During his confinement, he said his questioners were only interested in discussing his activism, particularly his role in the so-called Jasmine Revolution, the call for pro-democracy protests inspired by events in the Arab world. Mr. Ai said he was not involved in organizing the protests, which were effectively stymied by the Chinese authorities.

Since his release in June, Mr. Ai, 54, has kept a low profile, one of the conditions of his bail. But the imposed silence ill-suited the artist, who has increasingly bridled against the restrictions, among them a prohibition against talking to the news media or communicating publicly through Weibo, China’s Twitter-like microblogging service.

Since the amount of his fine became public on Tuesday, Mr. Ai appears to have shed any reluctance to speak out and has criticized the tax penalty as an act of naked retribution for his critiques against the governing Communist Party.

The donations began pouring in on Thursday, many of them delivered electronically and accompanied by politically tinged comments. “You helped them to design the Bird’s Nest, but they sent you into a bird cage,” said one donor, referring to Mr. Ai’s role in designing the Olympic stadium in Beijing. “You charged them fees, but now they fine you more than hundreds of times that in blood and sweat.”

Some contributions have been small — symbolic, fractional sums of the total — while others have totaled thousands of dollars. Mr. Ai said one businessman offered him 1 million renminbi, about $157,000, but he turned it down, saying he preferred to receive smaller sums. Mr. Ai has insisted on describing the money as loans that he will repay.

On Monday, one of China’s more stridently nationalistic state-owned newspapers, Global Times, published an editorial in its English-language edition that criticized the campaign, warning that it might constitute “illegal fundraising” and insisting that the expressions of public support should not be construed as absolution for his crimes.

“These people are an extremely small number when compared with China’s total population,” the editorial said of the donors. “Ai’s political preference along with his supporters’ cannot stand for the mainstream public, which is opposed to radical and confrontational political stances.”

On Sunday, after his Weibo account was disabled, dozens of people began arriving at the gate of Mr. Ai’s studio on the outskirts of the capital. He said a number of people had folded 100-renminbi notes into airplanes and tossed them over the walls of his compound.

“Over the past three years, during all the efforts I’ve made, sometimes I felt like I was crying alone in a dark tunnel,” he said. “But now people have a way to express their true feelings. This is a really, really beautiful event.”

原文地址:http://www.nytimes.com/2011/11/07/world/asia/thousands-chip-in-to-help-ai-weiwei-pay-fine.html?ref=china

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